Briévement aperçus dans les parties escarmouches de "Halo Wars", les ingénieurs forment la toute nouvelle race de covenante à apparaitre dans l'univers de Halo, mais en réalité, il ne s'agit pas tellement d'une nouveauté pour les p'tits gars de chez Bungie...
A la base, les ingénieurs, ou Huragok de leur vrai nom, devaient apparaitre dès le tout premier Halo. Mais du fait de leur inutilité relative, aussi bien au combat qu'au point de vue scénaristique, ils furent retirés du jeu avant sa sortie. Enfin...pas retirés. Bloqués. Toujours présents dans le code source, des petits malins sont allé les chercher de leur tombeau il y a quelques années déjà, mais avant la sortie de "Halo 3 ODST", on croyait la créature morte et enterrée.
Pour en savoir plus sur ces créatures mystérieuses, je ne peux que vous conseiller l'excellente série de romans parus sur l'univers Halo, ainsi que ce LIEN qui vous éclairera un peu plus...
Les ODST. Orbital Drop Shock Troopers. Les unités d’élite de l’UNSC, toujours premiers sur le terrain et face au danger, lancés depuis orbite géostationnaire dans des capsules de largage. Brièvement aperçues dans les précédents épisodes, elles volent ici la vedette au Major et son équipe dans une aventure annoncée en grandes pompes, comme le veut la coutume depuis Halo 2…
2552. La Terre est prise d’assaut par l’armée covenante venu chercher l’Arche, installation qui lui permettra d’accéder aux commandes de tous les halos. Mais cela ne semble pas être le seul objectif des extra-terrestres qui envoie ses troupes directement sur New Mombasa. Aussi, le commandement général de l’UNSC y parachute un commando d’ODST pour éclaircir la situation. Mais le déploiement ne s’effectuera pas comme prévu et vous devrez, après avoir comaté quelques heures dans votre capsule, partir en quête de vos… Lire la suite
Les ODST. Orbital Drop Shock Troopers. Les unités d’élite de l’UNSC, toujours premiers sur le terrain et face au danger, lancés depuis orbite géostationnaire dans des capsules de largage. Brièvement aperçues dans les précédents épisodes, elles volent ici la vedette au Major et son équipe dans une aventure annoncée en grandes pompes, comme le veut la coutume depuis Halo 2…
2552. La Terre est prise d’assaut par l’armée covenante venu chercher l’Arche, installation qui lui permettra d’accéder aux commandes de tous les halos. Mais cela ne semble pas être le seul objectif des extra-terrestres qui envoie ses troupes directement sur New Mombasa. Aussi, le commandement général de l’UNSC y parachute un commando d’ODST pour éclaircir la situation. Mais le déploiement ne s’effectuera pas comme prévu et vous devrez, après avoir comaté quelques heures dans votre capsule, partir en quête de vos congénères…
Après avoir incarné le Major et l’Arbiter pendant un nombre incalculable d’heures et avoir prit l’habitude d’un certain statut militaire, je dois dire que cela fait tout drôle de se retrouver dans la peau du bleu-bite de base ! Enfin, pas tellement un novice puisque les troupes orbitales ne sont pas réellement des néophytes, faisant, à la base, partie de l’élite de l’UNSC. L’ambiance est également très différente des Halo « classique » puisque l’action pure est ici teintée d’infiltration et de tactique. Du moins, c’est ce que le nouveau gameplay laisse présumer. Les ODST n’ayant pas la force physique d’un Spartan ou d’une Élite covenante, il ne leur est pas possible de combattre avec une arme dans chaque main, question de recul. De même que, ne portant pas de bouclier déflecteur et étant d’une constitution moins robuste, leur endurance sera mise à mal en cas de feu nourri et rapidement, leur barre de vie baissera fatalement. Mais pas définitivement puisque des bornes de soin sont placées ça et là, au détour d’une ruelle plus ou moins sombre. Votre casque sera un atout essentiel puisqu’il dispose d’une vue tactique vous permettant de voir dans le noir et qui offre un contour très esthétique de tous les objets, tout en affichant des infos sur les éléments clé de votre environnement. Cet ajout fait toute la différence dans la mesure où la majeur partie du jeu se déroule la nuit et vous permettra ainsi de repérer les patrouilles ennemis avec lesquels vous devrez jouer au chat et à la souris dans les modes de difficultés élevée. Car si ODST reste un jeu d’action, il vous faudra souvent faire preuve de sagesse et de prudence afin de rester en vie dans les rues de New Mombasa. Les chasseurs covenantes ratissent la ville de long en large afin de trouver des humains et une fois repéré, ils vous larguent dessus une flopée de Brutes et de Chacals… A noter qu’une nouvelle race d’extraterrestre (qui est d’ailleurs au centre du scénario, mais…chut ;) fait son apparition avec les Ingénieurs. Ces derniers volettent au-dessus de leur patrouille et vous voit de loin. Très résistant, ils tenteront de vous exploser en pleine face une fois leur limite atteinte. Niveau armes, le Magnum est (enfin !) revu à la hausse et deviendra votre arme principale, assurément, de par sa précision et sa puissance ; bien plus que la mitraillette avec silencieux qui se révélera bien vite dispensable, même face à des Grognards…Enfin, on aura l’occasion d’utiliser plus souvent le Mauler des Brutes ainsi que leurs grenades incendiaires (terriblement efficaces contres les chefs de meutes qui n’ont jamais étaient aussi dur à tuer !).
Mais ce qui fait vraiment la différence avec ODST, c’est l’ambiance. Épique dans les Halo réguliers, elle se veut ici plus intimiste, plus posée. On le retrouve, d’une part dans les musiques, plus discrètes avec des accents jazzy mais qui n’oublient pas les envolées lyriques des compositions magistrales (oui, je suis fan) de Salvatori et O’Donnell, et d’autre part dans la narration, décousue, qui a recourt à des flashbacks et une série d’enregistrements audio. En effet, vous devrez chercher, dans les différents recoins de la ville, seul, isolé, où sont passé vos co-équipiers grâce au lieu de leur largage ou de leur dernière position connue, le tout grâceà une sorte de carte 3D qui vous permet de mieux vous repérer dans New Mombasa et de placer des points de repère. Dans les faits, cela se résume surtout à aller d’un point A à un point B, mais les patrouilles apparaissent aléatoirement, des événements ponctuels viendront d’ailleurs rompre ce qui aurait pu être monotone. Mais un sentiment de solitude, de mélancolie, ne vous quittera pas de toute votre quête, s’accentuant à mesure de progression dans cette ville désertée de toute présence humaine excepté vous. Quand votre objectif sera atteint, vous pourrez incarner le collègue en question afin de voir ce qu’il est advenu de lui et ainsi faire progresser l’histoire, avant de passer au suivant. Ces niveaux font la part belle à l’action (mais n’oubliez pas qu’un ODST est moins robuste qu’un Spartan…) et laissent en suspens pas mal de choses nous poussant à en apprendre toujours plus. Une histoire parallèle vous sera contée par l’intermédiaire des fichiers audio précités, à récupérer sur les bornes électroniques de la ville, et qui concerne la fille du créateur de l’IA qui gère New Mombasa de manière autonome. Non dénuée d’intérêt scénaristique, cela à pour effet de renforcer habilement l’ambiance et l’immersion du joueur, grâce, notamment, à des doublages de très bonne facture (comme d’hab’, quoi). Ce dernier point rajoute aussi un peu de durée de vie à un jeu extrêmement court : 4 à 5 heures pour les acharnés de Halo, au moins 6 pour les autres…Ce qui est « LE » gros point noir du jeu et qui mérite un sacré coup de gueule ! Surtout après les effets d’annonce dantesques qui ont précédés sa sortie. Il est inadmissible de sortir un jeu aussi court alors que c’est le principal désidérata des joueurs concernant leur loisir préféré ! Et encore plus quand le prix fort est pratiqué : entre 60 et 50 euros, quand 30 euros eu était un prix honnête pour une galette qui est plus une extension qu’autre chose…
Côté défauts, il faudra noter quelques petites incohérences, comme le fait que, soit disant, les ingénieurs étaient là depuis le début, mais qu’on y faisait pas vraiment attention ( !!!) ou alors que notre bleu puisse courir sans problème avec une mitrailleuse lourde (une fois arrachée de son socle) alors que le Major et l’Arbiter peinaient à se déplacer avec ; ou encore qu’il puisse utiliser un laser Spartan, arme décrite comme seulement utilisable par un Spartan dans Halo 3…Des détails, mais les faits sont là. Et pour les plus tatillons, signalons tout de même que, sans être moche (il faut arrêter de délirer, quand on écoute les testeurs spécialisés, tous les jeux sont irrites la cornée !), le moteur de Halo 2, bien que modifié, commence à se faire vieux et j’espère sincèrement que Bungie aura revu ses exigences à la hausse de ce côté pour le prochain épisode.
Mais ce qui fait vraiment toute la différence, c’est le « Baptême du feu », un clone du célèbre mode « Horde » de « Gears of War 2 », mais version Halo. Dans les faits, c’est simple : on se retrouve jusqu’à 4 joueurs sur une map où les ennemis arrivent par vague successives (3 manches de 5 vagues). Plus on progresse, plus les covenants sont difficiles à éradiquer. Un concept addictif qui à fait ses preuves, avec un challenge relevé. Le seul point noir : impossible de jouer à plus de 2 sur la même console…Navrant et ridicule, car même si les serveurs ne désemplissent pas, on peu oublier les soirées BDF avec des potes (ou alors le systéme bien lourd du « fait tourner la manette quand tu t’fais torcher »…).
En définitive, « Halo 3 ODST » est un bon trip qui permet de prolonger l’aventure en attendant « Halo Reach » et le messianique « Halo 4 ». Scénario prenant, concept intéressant bien que mal agencé et ambiance très réussie (la marque de fabrique Bungie !), il reste avant tout un pur produit pour fans avec son gameplay un peu bâtard auquel le joueur lambda n’adhérera pas forcément. Mais il serait dommage de passer à coté d’un jeu qui offre de telles sensations…qui plus est quand on peu les prolonger en multi !
Gamepedia™ est une encyclopédie du jeu vidéo. Cette encyclopédie interactive vous permet de consulter et de créer de nombreuses fiches sur vos jeux favoris, des tests, des soluces, etc... Gamepedia vous permet également de gérer votre collection de jeux vidéo en ligne grâce a son interface unique. Votre collection est accessible en permanence et visible de tous. Vous aussi, rejoignez notre équipe de passionnés et, contribuez à l'histoire du jeu vidéo !