La Xbox 360 ne
parvient toujours pas à vraiment décoller au Japon mais certains éditeurs comme
Namco Bandai Games ne désespèrent pas et continuent à sortir des jeux pour la
console. Certains titres sont d'ailleurs plutôt attendus et parviennent même à
faire augmenter temporairement les ventes de consoles. Avec 50.000 exemplaires
vendus la première semaine Trusty Bell Chopin no Yume a réalisé un score plus
qu'honorable. Il faut dire que les différentes vidéos, puis la démo distribuée
peu avant la sortie du jeu sur l'archipel avaient de quoi mettre l'eau à la
bouche des amoureux de RPG.Autant commencer
par le plus évident et parler de ce que Trusty Bell fait de mieux, à savoir le
graphisme. Les vidéos annonçaient déjà un titre enchanteur à la plastique irréprochable
et bien la mouture finale est comme on l'attendait. Alors que Blue… Lire la suite
La Xbox 360 ne
parvient toujours pas à vraiment décoller au Japon mais certains éditeurs comme
Namco Bandai Games ne désespèrent pas et continuent à sortir des jeux pour la
console. Certains titres sont d'ailleurs plutôt attendus et parviennent même à
faire augmenter temporairement les ventes de consoles. Avec 50.000 exemplaires
vendus la première semaine Trusty Bell Chopin no Yume a réalisé un score plus
qu'honorable. Il faut dire que les différentes vidéos, puis la démo distribuée
peu avant la sortie du jeu sur l'archipel avaient de quoi mettre l'eau à la
bouche des amoureux de RPG.
Autant commencer
par le plus évident et parler de ce que Trusty Bell fait de mieux, à savoir le
graphisme. Les vidéos annonçaient déjà un titre enchanteur à la plastique irréprochable
et bien la mouture finale est comme on l'attendait. Alors que Blue Dragon
propose un graphisme dans l'ensemble assez simpliste et terne (n'en déplaise
aux fanboys), Trusty Bell nous propose enfin de sauter dans la nouvelle
génération.
Le charadesign
très proche d'un certain Radiata Stories est probablement ce que j'ai pu voir
de mieux dans un RPG japonais. Polka par exemple est absolument sublime dans sa
robe à froufrous, mariage improbable entre le costume de paysanne genre Heidi
et le rococo le plus débridé. Bien entendu, les autres protagonistes ne sont
pas non plus en reste et chacun d'entre eux possède une palette d'expressions
et une tenue superbement travaillées. Si vous en avez soupé du style adulte et
réaliste des derniers Final Fantasy, Trusty Bell vous comblera sans nul doute.
En ce qui
concerne les ennemis le bilan est beaucoup plus mitigé. Chaque donjon que l'on
parcourt ne contient généralement pas plus de trois ou quatre monstres
différents. Bien souvent, deux ennemis distincts ne sont en fait qu'une seule
et même bête qui change de forme selon qu'elle se trouve dans l'ombre ou dans
la lumière. Il arrive même qu'un donjon complet (le bateau des pirates
notamment) ne contienne qu'un seul et même adversaire tout du long. Quand ça ne
dure que l'espace de deux ou trois combats ça va mais quand on arrive au
vingtième ou trentième affrontement on commence à trouver le temps long... Bien
décidés à jouer la carte de l'économie jusqu'au bout les designers persistent
et signent en recyclant ensuite les mêmes bestioles en changeant simplement
leur couleur. Au final, attendez-vous à rencontrer au moins trois ou quatre
versions du même monstre dans les différents donjons du jeu. Visiblement, les types
en charge du design des personnages ont préféré assouvir leurs penchants pour
le loli et le shota en peaufinant les personnages principaux et ont carrément négligé
le bestiaire. Ca pourrait passer dans un beat'em all, mais c'est impardonnable
dans un jeu d'aventure qui dure plusieurs dizaines d'heures.
Tout comme dans
les films, la musique dans un RPG c'est très important. Non seulement les
mélodies servent à meubler les phases de jeu mais ce sont elles aussi qui
maintiennent l'atmosphère et indiquent un changement dans la progression. Avec
un nom aussi prestigieux que celui de Chopin au casting, il n'était pas
question que Trusty Bell se contente d'une bande originale médiocre.
Heureusement, les thèmes de Sakuraba sont fidèles à leur réputation et ne
déçoivent pas. Il est vrai qu'on a connu le compositeur en meilleur forme sur
d'autres productions mais dans l'ensemble le résultat est quand même de haut
niveau. Frédéric Chopin n'est pas non plus laissé de côté, puisqu'un nombre
significatif de ses pièces ont été reprises telle qu'elle ou légèrement réarrangées
par le pianiste Stanislav Bunin.
Côté seiyuu là
encore, les développeurs ont mis les petits plats dans les grands en
s'entourant d'un cast extrêmement prestigieux de doubleurs et de doubleuses
ayant déjà des dizaines de séries d'animation et de jeux à leur actif.
On pourra ainsi
noter la présence de Yumiko Kobayashi (Gantz, Kamichu!, Shakugan no Shana) qui interprète
Viola, Hiro Shimono (XXXHOLiC, Jigoku Shoujo, Tokyo Majin Gakuen) qui joue le rôle
d'Allegretto ou encore l'ultra populaire Aya "Haruhi Suzumiya" Hirano
(Suzumiya Haruhi no Yuuutsu, NANA, Death Note, Lucky Star) qui prête sa voix à
Polka.
Malgré cela, cette
"Dream Team" ne parvient pas à convaincre totalement et offre par
moments une performance assez moyenne qui se rapproche plus de la récitation ou
de la lecture que de l'interprétation. D'autre part, les doubleurs
(probablement à la demande de la production) s'enferment dans les sempiternels
traits de caractères que l'on voit dans 90% des séries et des J-RPG. On
retrouve la tsundere (Salsa), le gamin un peu naïf (Beat), le héros sans peur
et sans reproche (Allegretto), la jeune fille effarouchée (Polka), l'enfant gâté
mégalo (le comte Waltz)... Malgré une performance plus que brillante de
certains doubleurs, notamment Mika Kanai (Salsa), ces stéréotypes que l'on
connait par cœur finissent un peu par lasser.
Enfin, on se
retrouve comme toujours avec des héros dont la moyenne d'âge ne dépasse pas 15
ans (plusieurs d'entre eux ont 8 ans !) ; une chose qui n'aidera pas les
vieux croutons à s'identifier aux personnages et rentrer pleinement dans
l'aventure.
Cependant, la
mise à distance vis à vis de l'action n'est pas tellement la faute des acteurs
que celle des scénaristes qui offrent à Trusty Bell un très mauvais scenario.
Le point de départ est relativement classique et reprend grosso modo ce qui
avait été décrit dans les communiqués de presse et dans les previews.
On débarque dans
un petit village perdu entre mer et forêt où l’on fait la connaissance de Polka
une jeune fille atteinte d'une maladie mystérieuse. La narration bifurque
ensuite en direction de Chopin rêvant au village de Polka sur son lit de mort.
A partir de là,
l'aventure commence et à mesure que l’on progresse dans le jeu, on se rend
compte que la trame scénaristique dévoilée avant la sortie du jeu n'a pas grand
chose à voir avec le résultat final. En fait, le principal problème de Trusty
Bell c'est d'avoir voulu introduire une nuée de personnages et d'histoires parallèles
dans un jeu beaucoup trop court. Du coup, les scénaristes perdent rapidement le
contrôle de leur histoire et ils nous livrent une histoire bancale et des
personnages sans grande profondeur.
Par exemple, on
ne retrouve à aucun moment un fil conducteur au scenario ou un personnage
principal susceptible de donner une consistance à l’histoire. Pour plomber le
tout, les auteurs usent et abusent de ressorts scénaristiques vus et revus dans
des dizaines de J-RPGs sans pour autant apporter quelque chose de nouveau. Les
gentils rebelles, la jeune fille en detresse, le conflit entre royaumes, les
sentiments amoureux refoulés, la bataille du bien contre le mal, la destruction
de la nature…tout passe à la moulinette, part dans tout les sens et n'aboutit
nul part. A mesure qu'on avance dans le jeu, de plus en plus de personnages
apparaissent sans pour autant qu'on sache vraiment où veulent en venir les créateurs
du jeu. Des liens entre les héros se nouent sans qu'on sache pourquoi, et
d’ailleurs on ne le saura jamais. Le scenario s'effiloche, s'étire, se divise
encore et encore à tel point qu'on ne sait plus trop pourquoi on avance. Peu
importe, on y va cahin-caha on essaie quand même de suivre cet embrouillamini
en espérant que par un brillant retournement toutes les pièces du puzzle se
mettront en place. Malheureusement pour nous, les scénaristes se sont lassés et
décident de mettre fin au jeu de piste de manière... abrupte.
Chapitre 6:
confrontation avec le comte maléfique. Défaite. Son bras droit gobe une potion
se change en dragon et part dans une dimension parallèle. WTF!?
Les deux derniers
chapitres ne seront qu'une errance sans but qui se conclue par une fin en queue
de poisson. Vous avez joué 25 heures pour (presque) rien...
L'incohérence de
l'histoire peut dans certains cas passer lorsque le jeu propose un gameplay suffisamment
intéressant. Grandia 2 par exemple n'avait pas un scenario extraordinaire mais
son système de combat ultra dynamique et ses magies classieuses faisaient oublier
tout le reste. De ce côté, Trusty Bell était plutôt bien parti. Les développeurs
ont opté pour un système de combat en tour par tour très dynamique à la manière
de Star Ocean ou Grandia 2. Le jeu nous donne un laps de temps pendant lequel
on peut réaliser toute sorte d'actions. Le système de combo est assez simple,
trop même, puisqu'il suffit de matraquer le bouton d'attaque jusqu'à la fin du
temps imparti et finir avec une attaque spéciale et dévastatrice. L'alternance
ombre/lumière mise en avant par les développeurs est une trouvaille intéressante
mais le jeu est beaucoup trop facile pour vraiment s'en préoccuper. Sauf à la
fin du jeu, il sera inutile de réfléchir à une quelconque stratégie pour sortir
victorieux d'un combat.
En revanche,
arrivé à un certain niveau d'expérience vos personnages apprennent un système
de chaines harmoniques qui permet d'enchainer jusqu'à 6 attaques spéciales.
C'est vraiment à partir de là qu'on se met à apprécier la mécanique bien huilée
de Trusty Bell. Malheureusement, la dernière classe qui permet ce genre
d'attaque se débloque à l'avant dernier chapitre du jeu, ce qui ne laisse pas
beaucoup de temps pour la maitriser et l'apprécier pleinement.
Au final, on
s'ennuie assez rapidement en raison d'un manque flagrant de variété. Non
seulement les ennemis sont tous les mêmes mais la customisation des personnages
est réduite à la portion congrue. Le jeu offre trop peu d'accessoires,
d'armures, d'armes ou même d'objets. Le constat similaire au sujet des sorts et
des techniques spéciales qui se comptent littéralement sur les doigts d'une
main. Les combats se ressemblent tous plus ou moins et on finit par éviter la majorité
des affrontements tant la progression s'avère monotone. Si le jeu avait été
plus long et mieux fourni, si le niveau de difficulté générale était mieux dosé,
le gameplay de Trusty Bell aurait vraiment pu faire des étincelles.
Refaire une
nouvelle partie à partir d'une première sauvegarde permet de conserver l'expérience
gagnée, d'affronter des ennemis plus puissants et d'approfondir cet aspect du
gameplay mais seuls les joueurs perfectionnistes se donneront la peine de
replonger dans l'aventure.
Derrière sa beauté
envoutante et son atmosphère onirique, Trusty Bell est loin d'être le hit
auquel je m'attendais. Plombé par une histoire inconsistante et un gameplay mal
exploité, le RPG de Tri-Crescendo n'a plus grand chose pour lui une fois la
claque visuelle passée. On ne peut qu'être déçu en voyant tout ce potentiel gâché.
Il ne reste qu’à espérer que le moteur graphique très performant de Trusty Bell
sera réemployé à meilleur escient dans une future production.
En attendant, Oblivion
peut dormir tranquille, il occupe toujours sans problème la place de meilleur
jeu d'aventure sur Xbox 360.
Je me susi ennuyé mortellement sur ce jeu. je n'en suis pas venu a bout, j'en ai eu assez. Combattre, avancer, combattre, cut-scene, combat, avancer. Soporifique au possible.
Elraiser
Beau, mais au scénario creux et ennuyeux.
Gregoire01, tourny.
L'un des RPG les plus originaux de ces dernieres années. Féérique, beau et prenant, Eternal Sonata est vraiment un titre indispensable.
Iizno, selestat.
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